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Laila Aoudj (Algérie - Cinéma)
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© Laila Aoudj

Laila Aoudj

Algérie
From 9 January 2020 to 4 April 2020
L'artiste algérienne Laila Aoudj est lauréate 2020 du programme de résidences de l’Institut français à la Cité internationale des arts.

Biographie

Laila Aoudj est née en 1985 à Alger. Après un diplôme de troisième cycle à l’EM Strasbourg Busines Schcool, et après un passage à La FEMIS, Laila fait la « rencontre » du cinéma grâce aux Rencontres Cinématographiques de Bejaïa, festival dont elle fut la Directrice artistique pendant cinq ans.

 

Aujourd’hui, elle passe à une nouvelle étape : celle de réaliser des films de cinéma et de se concentrer sur la coopérative culturelle qu’elle a créée en 2019. En effet, pour pallier au manque de salles de cinéma en Algérie, elle a co-fondé  « Dima Cinéma », une structure qui a pour objectif la mise en place d’un réseau alternatif de diffusion films et la valorisation d'initiatives cinématographiques en Algérie.

 

Laila AOUDJ a également contribué, en tant que productrice exécutive ou réalisatrice, à divers produits audiovisuels aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale (documentaire sur « Cheikh Sadek el Bejaoui », court métrage fictions, Clips vidéos, Court métrage expérimental « InDream » en partenariat avec Alice Groupe Nantes, Tournages pour le compte de différentes chaines de télévision comme la MBC4, France 3 Corse …).

Projet de résidence

Le film Le Passé simple est un projet de documentaire de création de Laila Aoudj. Il relate l’histoire de deux hommes, tous deux vivants à Alger, durant les années 1990. Le premier était physicien et avait choisi le journalisme pour mener son combat contre l’islamisme. L’autre était chimiste et mettait son savoir au profit du GIA (Groupe Islamique Armé) pour fabriquer des bombes. C’est l’histoire de deux disparus, l’un assassiné par le GIA, et l’autre sera enlevé par des hommes cagoulés à la sortie d’une mosquée. Aucun des deux crimes ne sera jugé.

 

Il se présente sous forme de chroniques qui abordent le destin de personnes à cette époque. Il s’agit d’une volonté de raconter la Grande Histoire par le prisme du 'personnel' et de l’intime. La démarche artistique mêle intimité et politique, anecdotes et destins collectifs : face au passé et donc à l’Histoire, il faudra désormais déconstruire pour reconstruire.

L'Institut français et l'artiste

Partenaire associé au projet