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La Douleur
La Douleur d'Emmanuel Finkiel © DR
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Cycle l'Adaptation littéraire au cinéma

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Dès les débuts du cinéma, des livres ont été adaptés pour le grand écran. George Méliès avait déjà emprunté à l’écrivain Jules Verne son univers fantastique dans le court métrage Le Voyage dans la lune (1902). On peut citer également Le Mystère de la chambre jaune et Le Parfum de la dame en noir, films adaptés de l’œuvre de Gaston Leroux par Emile Chautard et Maurice Tourneur en 1913, ou L’Etroit mousquetaire de Max Linder (1922), adaptation loufoque du roman d’Alexandre Dumas, ou encore Les Misérables d’après Victor Hugo - dont la première adaptation eu lieu en 1925 et sera suivi d’une dizaine d’autres.
L’adaptation cinématographique des œuvres littéraires soulève des questions d’ordre techniques et esthétiques. Mais c’est aussi une opération qui, au gré de succès et d’échecs variés, peut paraître problématique. L’adaptation sera parfois envisagée comme vol ou détournement d’une œuvre, parfois comme une trahison ou comme support pour l’imagination des cinéastes mais aussi comme très fidèle à l’œuvre originale.

ADAPTATION D’ŒUVRES LITTÉRAIRES

 

La Douleur de Emmanuel Finkiel (2017) 

Le film est adapté du Roman de Marguerite Duras

Juin 1944, la France est toujours sous l’Occupation allemande. L’écrivain Robert Antelme, figure majeure de la Résistance, est arrêté et déporté. Sa jeune épouse Marguerite, écrivain et résistante, est tiraillée par l'angoisse de ne pas avoir de ses nouvelles et sa liaison secrète avec son camarade Dyonis. Elle rencontre un agent français de la Gestapo, Rabier, et, prête à tout pour retrouver son mari, se met à l’épreuve d’une relation ambiguë avec cet homme trouble, seul à pouvoir l’aider. La fin de la guerre et le retour des camps annoncent à Marguerite le début d’une insoutenable attente, une agonie lente et silencieuse au milieu du chaos de la Libération de Paris.

 

La Promesse de l’aube de Eric Barbier (2016)

Le film est une adaptation du roman de Romain Gary

De son enfance difficile en Pologne en passant par son adolescence sous le soleil de Nice, jusqu’à ses exploits d’aviateur en Afrique pendant la Seconde Guerre Mondiale… Romain Gary a vécu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement à vivre mille vies, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c’est à Nina, sa mère, qu’il le doit. C’est l’amour fou de cette mère attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du XXème siècle, à la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystères. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie…

 

Madame Hyde de Serge Bozon (2017)

Librement adapté du très court roman de Robert Louis Stevenson L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde

Une timide professeure de physique dans un lycée de banlieue est méprisée par ses élèves. Un jour, elle est foudroyée pendant une expérience dans son laboratoire et sent en elle une énergie nouvelle, mystérieuse et dangereuse...

 

Le Collier rouge de Jean Becker (2018)

Adapté du livre de Jean-Christophe Ruffin.

Dans une petite ville, écrasée par la chaleur de l’été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d’une caserne déserte. Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit. Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère. Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes. Trois personnages et, au milieu d’eux, un chien, qui détient la clef du drame…

 

Une vie de Stéphane Brizé (2015)

Le film est l'adaptation du premier roman du même nom de Guy de Maupassant et paru pour la première fois en 1883.

« L'adaptation est une appropriation. Pour être fidèle, il fallait trahir. Notion qui peut d'ailleurs paraître ironique au regard de l'histoire de Jeanne. Mais là, le roman est une montagne. Pas en volume mais en pure littérature. Il s'agit alors de se défaire du littéraire pour accéder au cinéma. C'est ce qui est le plus compliqué en fait. Car le roman de Maupassant impose une telle structure, le style prend tellement de place, qu'il est compliqué de s'en débarrasser. Tout en gardant la trame narrative, il faut tordre le cou à la puissance littéraire pour s'approcher d'une narration de cinéma ». Stéphane Brizé.

 

La Jeune fille sans mains de Sébastien Laudenbach (2016)

Le film est une adaptation d’un conte des frères Grimm.

« De cet implacable récit métaphorique sur la noirceur de la nature humaine, Sébastien Laudenbach tire un film d'animation lumineux, une œuvre qui ne cesse de se réinventer sous nos yeux. Les silhouettes, suggérées en quelques traits sûrs et gracieux, dont la pureté rappelle le travail de Matisse, se forment et se défont. Le film s'empare de l'histoire originelle avec une liberté et une poésie étonnantes. » Cécile Mury, Télérama décembre 2016

 

Corniche Kennedy de Dominique Cabrera (2016)

Le film est l’adaptation d’un roman de Maylis de Kerangal.

La réalisatrice revient sur son envie d'adapter Corniche Kennedy au cinéma : « Depuis longtemps, je voulais faire un film à Marseille, qui est une ville que j’adore…J’ai donc cherché une histoire qui se passe là-bas, lu beaucoup de romans et Corniche Kennedy m’a happée. » Dans le roman original, le personnage du commissaire est un homme. Dominique Cabrera a décidé d'en faire une femme incarnée par Aïssa Maïga : "J’ai dû me projeter dans ce personnage de flic qui observe ces jeunes… Et je l’ai écrit au féminin ! »

 

Les Malheurs de Sophie de Christophe Honoré (2015)

Le film est une adaptation du roman pour enfants écrit par la Comtesse de Ségur et publié en 1858.

C'est la 3ème adaptation cinématographique de l'oeuvre après une première réalisée en 1946 par Jacqueline Audry et une seconde mise en scène par Jean-Claude Brialy en 1980.

Le réalisateur a pris quelques libertés avec le roman original en mélangeant les intrigues des Malheurs de Sophie et des Petites filles modèles. « Il m’a semblé qu’en réunissant dans un même film « Les Malheurs de Sophie » et « Les Petites Filles modèles », je pouvais construire un modèle de récit brisé que j’affectionne. L’idylle et la disgrâce. Et surtout, je pouvais compter sur un héros enfant. J’étais très curieux de pouvoir filmer pendant des semaines une petite fille de cinq ans" (Christophe Honoré).

 

Les Souvenirs de Jean-Paul  Rouve (2014)

Le film est l'adaptation cinématographique du roman éponyme de David Foenkinos paru aux éditions Gallimard en 2011.

Une histoire remaniée : David Foenkinos avait déjà écrit une version dialoguée de son roman avant de le proposer à Jean-Paul Rouve. Ils ont finalement décidé d'adapter uniquement les deux tiers du livre. En effet, ils ont occulté la fin de l'histoire qui évoquait la vie de Romain avec Louise. Par ailleurs, d'autres modifications scénaristiques ont été apportées, telles que l'apparition du colocataire et l'épaisseur donnée au personnage du père. Par le passé, l'auteur a lui-même transposé à l'écran, avec la collaboration de son frère Stéphane, un autre de ses livres, La Délicatesse.

 

OSS 117, Rio de répond plus de Michel Hazanavicius (2008)

Le film est l’adaptation de l’œuvre de Jean Bruce parue entre 1949 et 1963.

Le film marque la neuvième apparition de l'agent OSS 117 sur grand écran et la seconde adaptée par Michel Hazanavicius. Différence notable, les sept premiers films adoptaient un ton tout à fait classique de film d'espionnage, alors que le film emmené par Jean Dujardin est ouvertement parodique.

 

La Religieuse de Guillaume Nicloux (2012)

Le film est adapté du roman de Denis Diderot publié à la fin du XVIIIe siècle.

Choc à l'adolescence : le réalisateur est fortement lié au roman de Diderot, qu'il a découvert à l'adolescence après avoir rejeté l'éducation religieuse qu'il avait connue jusqu'alors : "En pleine révélation punk et anarchiste, je me suis mis à dévorer les livres, et parmi eux La Religieuse, que j’ai reçu de façon très violente dans ma révolte et le foisonnement de questions que je me posais ». Pour lui, si La Religieuse traite de l'enfermement contre son gré d'une jeune fille au couvent, sa force vient avant tout du fait que le film aborde des thèmes encore sensibles de nos jours. Il raconte : "Les sujets traités dans La Religieuse sont des plus modernes. Le plus intéressant c’est l’évidente contemporanéité du sujet et l’impact qu’il produit sur de jeunes personnes. À son sens, peu de choses semblent avoir changé entre le XVIIIème siècle de Diderot et notre monde actuel."

C'est la troisième fois que le réalisateur adapte un roman au cinéma, après Le poulpe en 1998, inspiré de la collection de romans policiers du même nom, et Le Concile de pierre, adapté du roman de Jean-Christophe Grangé en 2006.

 

L’Amour est un crime parfait de Jean-Marie et Arnaud Larrieu (2013)

Le film est l'adaptation d'un roman de Philippe Djian publié chez Gallimard en 2010, Incidences.

Alors que le roman qui est à l'origine du film commençait à l'arrivée du printemps, Jean-Marie et Arnaud Larrieu ont décidé de placer l’action en l'hiver car le blanc de la neige s'imposait visuellement pour rendre compte des pertes de mémoire du personnage interprété par Mathieu Amalric. « …Du livre, le film parcourt fidèlement les grandes lignes tortueuses, non sans y procéder à quelques coupes franches, afin d’en différer les tours les plus explicatifs aux ultimes tremblements du récit et d’en cultiver ainsi toutes les ambiguïtés… » Julien Gester – Libération, 14 janvier 2014.

Ce n'est pas la première fois que cet auteur est adapté au cinéma. En effet, outre Incidences, quatre autres de ses romans ont été adaptés : en 1986, Bleu comme l’enfer par Yves Boisset et 37°2 le matin par Jean-Jacques Beneix, en 2011 Impardonnables par André Téchiné, et en 2016 Elle de Paul Verhoeven, adapté de Oh… 

 

Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle (1957)

Le film est adapté du roman du même nom de Noël Calef paru chez Fayard en 1956. Les dialogues sont de Roger Nimier.

Ascenseur pour l’échafaud est un film à multiple détentes. Les amateurs de romans noirs l’aiment grâce au polar originel signé Noël Calef, les amateurs de littérature parce que Roger Nimier le hussard a écrit une partie du scénario ainsi que ses dialogues, les amateurs de Jazz parce que Miles Davis en a composé la musique, les amateurs de cinéma parce que Jeanne Moreau y est belle et fatale. Enfin c’est le premier long métrage de fiction d’un cinéaste à part qui n’a que 25 ans. Il avoue s'être inspiré d’Alfred Hitchcock, et de l'oeuvre de Robert Bresson, avec qui il collabore sur Un condamne a mort s'est échappé (1956) comme assistant. A noter : dans l’œuvre originale, le personnage incarné par Jeanne Moreau n’existe pas.

 

Léon Morin prêtre de Jean-Pierre Melville (1961)

Adaptation du roman Léon Morin, prêtre de Béatrix Beck, publié en 1952 et prix Goncourt.

« C'est à la vision de Hiroshima mon amour d'Alain Resnais (1959) et de Classe tout risques de Claude Sautet (1960) que les choix d'Emmanuelle Riva et de Jean-Paul Belmondo apparaissent comme une évidence à Jean-Pierre Melville pour incarner les personnages de Léon Morin, prêtre. En adaptant le roman de Béatrix Beck, le jeune prêtre (qui n'est pourtant pas le personnage principal) s'impose au cinéaste qui souhaite développer l'idée de l'impossibilité de la conversion. La mise en scène acérée et la narration elliptique et innovante font ressortir les tensions historiques, philosophiques et sentimentales du récit. » Annabelle Aventurin – La Cinémathèque française.

 

Le Doulos de Jean-Pierre Melville (1962)

Le film est l'adaptation d'un roman policier de Pierre Lesou paru en 1957.

Le producteur Georges de Beauregard a donné carte blanche à Jean-Pierre Melville pour tourner un film à deux conditions. D'une part, le projet devait se monter très rapidement. D'autre part, le film devait suivre une intrigue policière. Jean-Pierre Melville adapta donc un roman de Pierre Lesou en huit jours.

 

Le Silence de la mer de Jean-Pierre Melville (1947)

Le film est adapté de la nouvelle de Vercors.

Jean-Pierre Melville s’était porté garant de brûler le négatif si une fois le film terminé et projeté devant un jury de résistants, une seule voix s'élevait contre le film.

L'adaptation est ici atypique par rapport aux adaptations postérieures auxquelles Melville se confrontera. La survie du film tenait à une fidélité exemplaire à l'ouvrage sous peine de voir le négatif passer par les flammes en cas de désaccord du jury. C'est ainsi que la fidélité au texte transpire tant sur le fond que sur la forme. Melville n'était déjà pas toutefois du genre à s'asservir au moyen d'un livre, fut-il Le Silence de la mer. Outre le style « melvillien » du film et la touche personnelle du réalisateur, plusieurs libertés ont été prises. Il s'agit de modifications apparemment bénignes mais qui en fait changent la structure de l'œuvre, ou au moins l'orientent dans un sens qu’elle ne privilégiait pas nécessairement.

 

L’Armée des ombres de Jean-Pierre Melville (1969)

Le film est adapté du roman éponyme de Joseph Kessel paru en 1943.

Jean-Pierre Melville suit assez fidèlement le roman de Joseph Kessel, mais ajoute quelques détails de ses propres souvenirs de résistant. Le cinéaste portait ce projet en lui depuis bien longtemps, sans doute depuis sa découverte du roman de Joseph Kessel en 1943. Alors que le livre était un témoignage à chaud sur la Résistance, le réalisateur se proposa d’en offrir une lecture plus distanciée, qu’il qualifia de "rêverie rétrospective". "L’Armée des ombres est le livre sur la Résistance : c’est le plus beau et le plus complet des documents sur cette époque tragique de l’histoire de l’humanité. Néanmoins, je n’avais pas l’intention de faire un film sur la Résistance. J’ai donc enlevé tout réalisme, à une exception près : l’Occupation allemande ».

 

Le Mépris de Jean-Luc Godard (1963)

Ce film est l'adaptation du roman éponyme d'Alberto Moravia (1954).

Jean-Luc Godard a essayé de rester fidèle au déroulement de l'intrigue du livre même s'il a apporté plusieurs modifications. Le roman de Moravia est notamment construit sous la forme d'un monologue de l'écrivain devenu scénariste pour le cinéma tandis que dans le film le point de vue est moins nettement fixé. Ainsi, si Godard reprend parfois mot pour mot des passages du livre (lus en voix off par Bardot et Piccoli) et transpose certaines scènes clés en restant très proche de la trame telle qu’écrite par Moravia, il invente par ailleurs de nouvelles séquences, modifie l’histoire (dans le livre, le tournage du film n’a pas commencé quand Paul est sollicité), et surtout change les caractères de certains personnages.

 

La Planète sauvage de René Laloux (1973)

Le film est adapté d’un roman de Stefan Wul « Oms en série » paru en 1957.

La Planète Sauvage est une adaptation poétique du roman. Ce que René Laloux a apprécié dans le roman de Stefan Wul, c'est "un beau thème, au travers d'une belle histoire". Mais il pensait qu'il était plus difficile d'aborder le fantastique et le futurisme de l'œuvre avec des personnages imaginaires dans un long-métrage d'animation qu'avec des personnages incarnés par des acteurs. D'où une approche prudente de l'œuvre qui gomme certains épisodes et élimine certains paradoxes du livre.

Représentant des humains ravalés au rang d'animaux domestiques des gigantesques Draags, Laloux met en scène une réflexion sur l'intelligence, la société, la politique et la nature humaine. Le film prend aussi quelques libertés avec l'œuvre originale. Deux points sont à relever particulièrement : dans le film les Oms décident de se rendre sur le satellite naturel de la planète à bord de fusées tandis que dans le livre ils rejoignent un continent inhabité à l'aide de bateaux. Surtout, la méditation des Draags, élément clé du film et de son dénouement, est absente du roman. Là où le film décrit des Oms capables de vaincre les Draags en détruisant les extra-terrestres réceptacles de leurs esprits en méditation (création pure des scénaristes du film), le roman décrit simplement une défense acharnée des Oms face aux attaques militaires des Draags.

 

La Marquise d’O de Eric Rohmer (1976)

Eric Rohmer réalisait ici sa première adaptation littéraire, d'après une nouvelle de l'allemand Heinrich von Kleist publiée en 1808.

« Suivre mot à mot le texte de Kleist, tracer un tableau de mœurs qui fût scrupuleusement conforme à la réalité historique, épouser sans aucune "distanciation" (sinon celle voulue par l'auteur) la sensibilité de l'époque, rajeunir l'œuvre non pas en la rendant contemporaine, mais en faisant de nous ses contemporains : telle fut la règle d'or du cinéaste. En somme, avec La Marquise d'O, Rohmer a réalisé le premier film du XIXe siècle, un film plein d'éclat

et de fraîcheur, résolument « moderne », et dont, au générique, il a tenu à partager la paternité avec son jeune scénariste. » — Jean de Baroncelli, Le Monde, 19 mai 1976.

 

Le Roi et l’oiseau de Paul Grimaud (1980)

Scénario et dialogues de Jacques Prévert, 87 min, d’après La Bergère et le Ramoneur de Hans Christian Andersen.  Sorti en 1980, sa préparation a commencé dès 1946.

Jacques Prévert a travaillé près de trente ans avec Paul Grimault sur ce film et travailla sur les dialogues jusqu’à son dernier souffle.

 

Mélo d’Alain Resnais (1986)

Le film est adapté de la pièce éponyme d'Henry Bernstein écrite en 1929.

Tous les paradoxes, le goût de l’inattendu et de la surprise – pour lui et le spectateur – de Resnais sont là : le réalisateur adapte une pièce de boulevard des années 20, écrite par un auteur à succès longtemps jugé démodé, Henry Bernstein. Resnais se met entièrement au service de la pièce : la scénographie théâtrale – décors stylisés, histoire centrée autour de trois personnages, le mari, la femme, l’amant –  privilégie les dialogues et les longs plans.

 

Adolphe de Benoît Jacquot (2002)

Ce film est l'adaptation du roman Adolphe de Benjamin Constant publié en 1816.

Le scénario d'Adolphe est signé par la romancière Chantal Thomas, auteure, entre autres, des Adieux à la reine. Cette élève de Roland Barthes a aidé Benoît Jacquot à porter à l'écran le classique de Benjamin Constant, réputé inadaptable.

 

 

ADAPTATIONS DE POÈMES

"En sortant de l’école” est une collection de courts métrages d’animation qui se propose d’associer poétiquement, dans la liberté artistique la plus exigeante, des poèmes à l’univers graphique de jeunes réalisateurs tout juste sortis des écoles d’animation françaises.

En sortant de l’école - Jacques Prévert (2014)

En sortant de l’école - Robert Desnos (2015)

En sortant de l’école - Guillaume Apollinaire (2016)

 

 

MICHEL HOUELLEBECQ : UN ÉCRIVAIN DEVANT LA CAMÉRA

Il s’agit ici de considérer comment deux cinéastes se sont emparés du personnage de l’écrivain Michel Houellebecq.

L’enlèvement de Michel Houellebecq de Guillaume Nicloux (2013)

Near death experience de Gustave Kervern et Benoît Delepine (2014)

Le film de Guillaume Nicloux (avec l’écrivain dans son propre rôle) L'Enlèvement de Michel Houellebecq, est inspiré de faits (presque) réels. En effet, il y a quelques années, alors que Houellebecq était censé être reclus en Espagne, il ne donnait plus de signes de vie. Les médias se sont emparés de la nouvelle et très vite les rumeurs d’un enlèvement se sont répandues. « Le film est un portrait d’écrivain déguisé en chronique comico-criminelle, une mise en abyme où l’invention d’un récit et le fait divers servent de rampe de lancement. Son kidnapping donnant le coup d’envoi à une introspection par bandes transversales. Un terrain d’expérimentation où l’homme/écrivain se fond dans le personnage/écrivain, et où l’homme ôte lui-même les oripeaux du personnage » (Guillaume Nicloux).

« Il apporte ici sa silhouette si particulière et son autodérision au film. « Un corps d'acteur « spécial », un paysage semi-aride et quelques lignes de monologues existentiels marmonnés en voix off : voilà, grosso modo, à quoi se réduit cet ovni, brut de décoffrage » Jacques Morice, Télérama, 22/08/201