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Myriam Boulos
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MYRIAM BOULOS

Photographie

  • Liban
Du 9 octobre 2021 au 4 janvier 2022
Myriam Boulos est lauréate du programme NAFAS, 100 résidences d’artistes libanais en France. Elle a été sélectionnée dans le cadre du dispositif de l’Institut français et est accueillie en résidence à la Cité internationale des arts (Paris).

La structure hôte

CITÉ INTERNATIONALE DES ARTS

Depuis sa création en 1965, la Cité internationale des arts accueille en résidence des artistes du monde entier. C’est un lieu de vie ouvert au dialogue entre les cultures, où les artistes rencontrent leurs publics et des professionnels. La Cité internationale des arts s’étend sur deux sites complémentaires, l’un dans le Marais et l’autre à Montmartre. En partenariat avec 135 organismes français et internationaux, elle accueille chaque mois plus de 300 artistes de toutes disciplines, générations et horizons. Avec le soutien et par délégation du ministère de la Culture et du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères souscripteurs d’ateliers à la Cité internationale des arts, l’Institut français permet chaque année à près de 70 artistes internationaux de bénéficier d’une résidence au cœur de Paris.

La lauréate

MYRIAM BOULOS – Photographie

Myriam Boulos est née en 1992 au Liban. À l'âge de 16 ans, elle commence à utiliser son appareil photo pour questionner Beyrouth, ses habitants et sa place parmi eux. Elle est diplômée d'un master en photographie à l'ALBA en 2015. Myriam a participé à des expositions collectives nationales et internationales, notamment "Infinite identities" (Amsterdam), la Troisième biennale des photographes du monde arabe contemporain (Paris) et "C'est Beyrouth" (Paris). Aujourd'hui, elle utilise la photographie pour explorer, défier et résister à la société. En 2021, elle a reçu le Grand prix ISEM et a rejoint l’agence Magnum Photos. 

Le projet de résidence

Par le biais d'images, d'interviews et de fragments de journaux intimes, Myriam poursuivra sa documentation sur la situation au Liban.

« Lorsque la révolution a commencé, c'était la chose la plus naturelle pour moi de prendre mon appareil photo et d'aller dans la rue. La photographie a toujours été ma façon de participer à la vie, comme elle est aujourd'hui ma façon de participer à la révolution. Dans le contexte socio-politique actuel, j'ai eu l'impression de ne pas avoir le choix : le sujet de ma photographie s'est imposé à moi. C'était plus une question de besoin et de nécessité qu'une question de désir. Mon approche est caractérisée par le flash direct que j'utilise dans ce projet mais aussi dans d'autres. Cela vient potentiellement de mon besoin de rendre les choses réelles. Le flash direct m'aide aussi à travailler sur les textures, les corps et les peaux. Dans le contexte de la révolution, la proximité entre les corps en dit long sur la situation. C'est la première fois que nous revendiquons nos espaces publics, nos rues, notre pays. C'est la première fois que différentes classes sociales se mélangent dans les rues. Dans nos rues. »

Pendant sa résidence, elle travaille également sur son nouveau projet : les fantasmes sexuels des femmes au Liban.

En images

Cité internationale des arts (site du Marais) © Maurine Tric
What's Ours © Myriam Boulos
Beirut, Lebanon on the 6th of July 2918 © Myriam Boulos
Beirut, Lebanon on the 22nd of September 2017 © Myriam Boulos
Beirut, Lebanon on the 13th of January 2020 © Myriam Boulos