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Nathalie Azoulai
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© Philippe Matsas / Stock

Nathalie Azoulai

Japon
Du 28 décembre 2020 au 28 décembre 2021
Nathalie Azoulai est lauréate 2020 du programme de résidences de l’Institut français à la Villa Kujoyama (résidence reportée en 2021 du fait du contexte sanitaire).

Biographie

 

Nathalie Azoulai est romancière. Elle est l’auteur de huit romans et d’une pièce de théâtre qui sera produite en 2021. Elle est lauréate du prix Médicis 2015 pour Titus n’aimait pas Bérénice (éditions Pol). Elle écrit également pour la jeunesse et la radio.

Après avoir suivi des études à l’École normale supérieure et y avoir obtenu une agrégation de lettres modernes, elle commence par enseigner avant de se tourner vers le monde de l’édition où elle occupe divers postes dans différentes maisons. C’est en parallèle qu’elle entreprend d'écrire et publie, en 2002, son premier roman : Mère agitée.

Son deuxième roman, C’est l’histoire d’une femme qui a un frère, paraît en 2004. Elle publie en 2005, Les Manifestations. De retour en France en 2006 après avoir vécu plusieurs années en Espagne, elle écrit Une ardeur insensée qu’elle publie en 2009. L’année suivante, elle donne une suite à Mère agitée avec Les Filles ont grandi. Elle collabore avec plusieurs metteurs en scène et cosigne avec Jean-Xavier de Lestrade le scénario de Parcours meurtrier d’une mère ordinaire : l’affaire Courjault, diffusé par Arte en 2009.

Projet de résidence

Glu

Ce récit tissera ensemble deux paroles, celles d’une fille et d’une mère ; il entrelacera le départ d’une fille prodigue et son retour au chevet d’une mère qui s’éteint, les fils d’une agonie et d’un envol hors du nid. Il déroulera le dialogue cru et impossible entre une fille qui s’en va et une mère qui reste, puis d’une mère qui s’en va et d’une fille qui reste. Il y sera question d’affection, de transmission, d’incompréhension ; de liberté et de désertion ; des surprises que réserve l’éducation, des projections empêchées, du renoncement et de la solitude.

Tout du long, le Japon y battra la mesure, y figurant la métrique de l’attachement et du détachement. Ce sera un récit disloqué, un archipel d’histoires, de dialogues et d’images dérivant de-ci de-là, l’intime cartographie d’un lien filial syncopé dans l’intermittence du Japon.

Ce sera aussi une manière de faire l’expérience du pathos absolu et de le contenir, en mâtinant le lyrisme des sentiments de la pudeur extrême qui caractérise le cinéma d’Ozu, qu’on le connaisse ou pas. Au texte de l’inclure et d’en faire un implicite qui donne le tempo.