Image
Yara Boustany
Crédits
© Yara Boustany

YARA BOUSTANY

Danse / Performance

  • Liban
Du 24 janvier 2022 au 5 mai 2022
Yara Boustany est lauréate du programme NAFAS, 100 résidences d’artistes libanais en France. Elle a été sélectionnée dans le cadre du dispositif de l’Institut français, conçu en partenariat avec la Ville et Métropole de Lyon, et sera accueillie en résidence aux SUBS.

La structure hôte

LES SUBS

Installées sur un site patrimonial d’exception partagé avec l’​ENSBA​, les ​SUBS bénéficient de 2 salles de spectacles, trois studios, une verrière, une esplanade extérieure et de 19 logements pour l’hébergement des artistes. Les SUBS soutiennent la création contemporaine en accueillant une cinquantaine d’équipes artistiques en résidence chaque saison. Théâtre, danse, musique, cirque, arts visuels et numériques... toute la diversité de la scène contemporaine a sa place aux SUBS, surtout les aventures esthétiques qui bousculent nos habitudes de spectateurs. Exit les frontières entre arts visuels et spectacle vivant, scène et salle, intérieur et extérieur, savant et populaire, ici et ailleurs. Au carrefour du patrimoine, de la création artistique, des pratiques amateurs et de la recherche, les SUBS mettent à l’honneur des valeurs d’hospitalité, de diversité et d’innovation.

La lauréate

YARA BOUSTANY

Yara Boustany est une danseuse et chorégraphe née à Ghbeleh, Liban. Son travail interdisciplinaire explore de manière poétique les dilemmes de l’être humain aux  prises avec une société en constante évolution technologique, scientifique et philosophique.  Elle puise dans l’imagination et l’improvisation afin de créer à partir des potentiels infinis du  corps et de la voix libérés de toutes conventions et tente ainsi de renouer avec l’essence même  de l’organicité de l’être.

En 2014, elle fonde le studio Amalgam à Beyrouth, espace de formations et de créations dédié  aux arts de la scène et monte ses premiers spectacles : Astroturf, One day – One Night – Beirut,  ēvolvō, Noctilūca et plus récemment Jinnĭ.

Le projet de résidence

LA VALLÉE DU SOMMEIL

D’anciennes croyances nous rapportent que les poètes puisent leurs vers dans les chuchotements des djinns. Constitués de 90 % d’esprit et 10 % de chair, les djinns seraient une membrane entre le monde sensible et métaphysique. Inspirée par le tableau Un djinn amoureux du peintre égyptien Abdel Hadi Al Gazzar, La Vallée du Sommeil dépeint un univers  où des esprits mettent éveil un monde intermédiaire.

Sous forme d’une vallée, la performance imagine un espace “entre”, un point de convergence où différentes formes d’existence s’entremêlent dans une entreprise créative où la réalité se tord, une aire qui s’absout de la logique. Ici, croyances, images, créatures, pensées, esprits, mots, sensations et couleurs fusionnent dans une explosion afin de créer un terrain fertile à d’inconnues et d’indéfinissables dimensions. La vallée ouvre un espace métaphorique et invite l’autre à trouver sa voie dans un environnement régi par des règles atypiques.

Progressivement, comme dans un rêve éveillé, les êtres et les choses s’animent d’une âme particulière. A travers un paysage onirique où se mêlent l’imaginaire et le réel, La Vallée du Sommeil est une performance-sortilège où les djinns soufflent leur enchantement, fait de bruit et de silence…

En images

Noctilūca - Théâtre Tournesol, Beirut © Nader Bahsoun
Noctilūca - Théâtre Tournesol, Beirut © Nader Bahsoun
ēvolvō - Al Madina Theatre, Beirut © Ayman Baalbaki
ēvolvō - Al Madina Theatre, Beirut © Liliane Rahal
Jinnī - Forêt de Die (France) © Yara Boustany
Les SUBS_La résidence © Renaud Alouche
Les Subs © Renaud Alouche
2019_06_03 - Subsistances Ambiance © Renaud Alouche